ET LE RÉAL DÉCIMA L’ATLÉTICO

24 - 05 - 2014 | Chon Crick

« Sergio Ramos est le meilleur. Il va me donner raison », lâche avec un sourire en coin ce jeune homme avec qui nous discutons à quelques heures de la finale de la Champions League, Real/Atlético. Amoureux du beau jeu et fervent supporter barcelonais, ce vingtenaire est convaincu que le défenseur madrilène viendra « fermer des bouches » dans quelques semaines à l’occasion de la Coupe du Monde. Il avait raison sauf qu’il ne lui aura fallu qu'un match à cet arrière central pour chasser les derniers doutes sur son statut de « meilleur défenseur du monde ».  Le football va vite, trop vite.  
DI MARIA DÉPLOIE SES AILES
C’est certainement ce que Casillas – « San Iker » pour les initiés – a du se dire au moment où la tête de Godin finit dans ses buts.
On joue la 36ème minute d’un match bloqué comme une fermeture éclair et c’est à ce moment là que le portier espagnol choisit pour enfiler sa tenue de danseuse étoile. Mais voilà, elle est trop grande. Il s’avance, hésite puis recule avant de finalement toucher le ballon. Trop tard ! Déjà buteur la semaine dernière le défenseur uruguayen le punit. Dans ce stade de la Luz où se déroule la finale, on entend déjà le chant du cygne. Avec Iker Casillas dans le remake de
Black Swan . Pendant qu’il touche le fond, son coéquipier Angel Di Maria s’élève au-dessus du lot.
Aux nombreux coups des frères ennemis madrilènes, l’argentin – de retour sur ses anciennes terres - répond par des dribbles. Le gaucher frêle transforme ses brindilles en pinceaux, comme pour mieux montrer la voie. Mais en cette première mi-temps, il est le seul à déployer les ailes, à l’exception de Sergio Ramos…

RAMOS MARQUE ET BALE SORT DE SON TROU
Deuxième partie de cette finale au scénario hitchcockien, les hommes de Simeone sont dans la position qu’ils préfèrent : attendre leur adversaire pour ensuite les contrer. Rentré au bout d’une dizaine de minutes à la place d’un Diego Costa mal rétabli, Adriàn Lopez manque ainsi de servir David Villa mais le travailleur Carvajal l’en empêche. 
Le Real tente par l’intermédiaire de Bale, notamment mais le gallois cadre mal ses tirs. Ses tentatives meurent à côté des buts du portier belge qui a la courtoisie de les accompagner du regard. 

Alors que ses supporters aux yeux hagards voient leur 10ème Ligue des Champions - la Decima - s’échapper, Sergio Ramos monte sur « le corner de la dernière chance ».
Servi par Modric, le numéro 4 madrilène décolle, dévie le ballon d’une tête rageuse et égalise au bout des arrêts de jeu. Le banc madrilène exulte, les fans madrilènes respirent à nouveau ! Viennent ensuite les prolongations, où le mental fait souvent la différence. Au bout d’un énième effort, Di Maria déborde sur le côté gauche avant de frapper. Thibaut Courtois repousse le ballon mais pas assez haut ou plus tôt juste assez pour que Bale ne sorte de son trou et marque de la tête. 
Gareth Bale ou comment justifier le prix de son transfert (100 millions d'euros) en une seule action ! Le Real mène au score pour la première fois de la partie. Les Colchoneros sont incapables d’égaliser. 

Rentré à l’heure de jeu, Marcelo s’engouffre dans la défense madrilène et décoche une frappe du gauche (3-1). Puis,  Cristiano Ronaldo – qui a oublié de désactiver son mode furtif avant la rencontre – inscrit son 17ème but de la compétition (un record de plus !) sur pénalty. Mais qu’importe ! Qu’importe si à quelques minutes de la fin de la rencontre, Diego Simeone cherche à en découdre avec Varane. De cette finale ô combien intense, nous retenons surtout la performance de Ramos. Oui, « Barbe Rousse » nous a fait dresser les poils des bras ! A croire qu’un défenseur peut aussi s’asseoir à la « table des héros ». Le Real aura donc attendu douze longues années pour se libérer des « chaînes du passé ». Après Zidane – et sa volée du gauche en 2012, Sergio Ramos marque à son tour les esprits et fait taire « les moulins à paroles », ceux qui à la fois flagornent et dénigrent. Don Sergio !   



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