JOAKIM NOAH, LE TAUREAU ZÉLÉ

25 - 05 - 2014 | FANFAN

L’attraction aujourd’hui, c’est bien lui, Joakim Noah. Le joueur de 29 ans au physique impressionnant (2m13 pour 105 kg) est en train de porter son équipe, les Bulls de Chicago vers les sommets. Et dans cette ville mythique, on verrait presque ce frenchie MVP (Most Valuable Player), récompense attribuée au meilleur joueur de la ligue sur une saison. Après six années passées chez les pros, le pivot réalise sa meilleure saison pour la grande fierté de son tennisman de père, Yannick Noah. Seul français à avoir remporté Roland-Garros. Comme si le sang de la réussite, l’amour du sport, le don de soi à un niveau plus qu’élevé, mais aussi la victoire, la reconnaissance et l’humilité coulait dans leurs veines et se transmettait de génération à génération. A y regarder de plus près, rarement un sportif ne s’était senti aussi confiant et ce malgré l’absence de coéquipiers déterminants - Derrick Rose, en particulier. Cette saison, il tourne à 12,5 points/match et 11,1 rebonds/match (source basketusa.com). Avec Noah, Chicago revit ses années de gloire. Nous replongeant par la même occasion dans tous ces intenses moments vécus quand le « meilleur sportif que la terre ait jamais porté » (à mon sens) exerçait encore, accompagné de ses fidèles lieutenants et de son armada. J’ai nommé, sa Majesté Michael Jordan suivi par Scottie Pippen, Denis Rodman et leurs coéquipiers émérites. Equipe de prestige pour franchise de gloire. La troisième de l’histoire derrière Boston et Los Angeles, avec six titres remportés entre 1991 et 1998. Dans cette famille de sportifs (son grand-père est un ancien footballeur), le numéro 13 des BuIls tombe dans la marmite assez tôt. Cet « Obélix du basket » met néanmoins du temps avant de décoller. 

C’est pendant son passage au sein de l’équipe universitaire des Gators de Floride où il remporte un franc succès qu’il prend son envol. Direction la cour des grands, en 2007. Malgré une première saison difficile, les dirigeants des Bulls lui font confiance. Il ne les décevra pas. Avec ce joueur né à New-York, le basket est souvent excitant à regarder. Avec son Empire State of Mind, il laisse rarement insensible. Toujours de l’énergie à revendre pour celui qu’on surnomme « le bâton de colle collant » tant il ne lâche jamais son adversaire direct. Du tempérament aussi comme lorsqu’il nargue en plein match les stars de l’équipe adverse. Ou lorsqu’il insulte les arbitres qui viennent de l’exclure injustement. Joakim Noah peut-il rafler le titre de MVP de la saison ? A priori non ! Le trophée semble promis à Lebron James (Miami Heat) ou Kevin Durant (Oklahoma City), les deux meilleurs joueurs de la Ligue. 

Il fait en revanche figure de favori pour le titre de meilleur défenseur NBA et pourrait être dans l’équipe type de la saison régulière. Troisième de la conférence Est, le vestiaire des Bulls ressemblerait pourtant à celui d’une équipe d’élite où les signes de décrispation après chaque rencontre victoire - en poche ou non - sont dures à trouver. Où la satisfaction du travail bien fait, le désir de la mission parfaitement accomplie priment sur toute autre forme d’expression. Ainsi, les mots sont comptés et l’humeur pas très enjouée. La conquête du titre suprême fait rage chaque soir dans un univers sans pitié où l’excellence est de rigueur. Où « le rouge et noir » se veut aujourd’hui roi. Maître d’un empire où la démocratie n’existe pas mais dans lequel la dictature sans fin et sans partage se veut reine. No pain, no gain.



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