EN ROUTE POUR LES OSCARS : LE LOUP EST DANS LA BOURSE !

09 - 02 - 2014 | Chon Crick

Dimanche 02 mars, la « nuit des étoiles » aura lieu. Après les Grammy Awards, la cérémonie des oscars est La grande soirée. Celle où les destins se forgent dans l’or. Statuettes dorées qui pèsent plus que leur poids – trois kilos. Quelques milliers de grammes pour doper ou relancer une carrière. Afin qu’elle ressemble à une promenade (de santé) sur le Walk of Fame. Parmi tous ces prétendants doux comme des agneaux, il y a un qui a les dents longues. Qui espère obtenir un trophée qu’il convoite depuis des années : Léonardo DiCaprio, le « loup aux yeux bleus ». Aussi surprenant que cela puisse paraître, Léonardo DiCaprio n’a pas d’oscar. Pas de « bonhommes or » qui traînent sur sa cheminée. Non ! Nada ! Pas la moindre once d’or ! Peut-être que cela va bientôt changer… HOMO FÊTUS
Il suffit pour s’en convaincre de voir ou revoir sa prestation dans Le Loup de Wall Street, réalisé par Martin Scorcese. Dans ce long-métrage based on a true story, le quadragénaire joue le rôle de Jordan Belfort. Epoux vingtenaire qui débarque dans le temple de la finance, Wall Street. Nous sommes à la fin des eighties, en 1987. Avide de savoir, l’apprenti-courtier tombe sous le charme de son boss Mark Hanna (Matthew Mc Conaughey). Ce dernier lui offre de précieux conseils pour réussir dans le métier : des « filles aux mœurs légères » et de la poudre blanche. 24/24, 7/7. Hum, hum. Et - après une courte période d’inactivité – Jordan devient roi. King Jordan est l’heureux propriétaire d’une entreprise qui ne connaît pas la crise et amasse les millions comme le basketteur. Il multiplie les actes de débauche hebdomadaire. Avec un penchant certain pour la cocaïne et les gourgandines. Quand il ne déraille pas, il transforme ses employés en soldats. Une armée qui obéit au doigt et à l’œil à ce Général Fripouille. Boursier propulsé au sommet grâce à son bagout, ce sales made man s’encanaille régulièrement avec sa « bande de potes ». Cette meute où on retrouve notamment Donnie Azoff (Jonah Hill) et ses dents blanches. Le duo partage tout. Y compris les femmes. Enfin, pas toutes. Pas touche à Madame Belfort ! Naomi Lapaglia (Margot Robbie), « femme-trophée ». Et ses apparitions volcaniques. Femme Etna – volcan italien – qui n’a de cesse de se battre avec son homme. Jusqu’à ce que la police ne siffle la fin de la récréation...Il fallait bien que la débauche prenne fin. Que le défilé des billets enroulés, de paires de fesses, de narines blanchies, de reniflements suspects s’arrête ! 

L’homo fêtus – toujours entre deux programmes alléchants - finit par rentrer dans sa caverne. Fin de l’histoire, donc. Au moment même où le clap de fin retentit, on ne peut s’empêcher de se demander si c’est (enfin) le rôle pour DiCaprio. Celui qui va lui rapporter un Oscar.  
LEO, JUSQU’OU IRAS TU ?
C’est la cinquième fois que Martin Scorcese et Léonardo DiCaprio collaborent ensemble. Après entres autres Gangs Of New York, Les Infiltrés, Shutter Island. Comme un vieux couple qui se connaît, les deux hommes – d’origine italienne, tous les deux – ont une fois encore sortie l’artillerie lourde. Braquage à l’italienne d’un box-office, qu’on dit en souffrance face au téléchargement illégal. Plus de trois millions dollars de recettes. Soit le plus gros succès de « Maître Scorcese ». Dans cette comédie dramatique, le réalisateur des Affranchis continue d’exploiter – parfois jusqu’à l’usure - l’un de ses thèmes de prédilection : le rêve américain. C’est un plat consistant - trois heures - qu’il nous sert. Une Amérique des nineties où la fortune des uns fait la misère des autres. Une Amérique moins « puritaine » que notre 21ème siècle. Où on s’offusque pour un sein – celui de Janet Jackson – alors que dans les places boursières, le frottement des billets est virtuel. Avant que les affaires ne fassent grand bruit (Bernard Madoff). 

En s’emparant d’un sujet dans l’air du temps, le cinéaste septuagénaire a offert à son « acteur fétiche » un défouloir. Au diable la bienséance ! Bonjour les fuck ! 522 au total ! Soit quasiment trois par minute ! Incroyable ! Tout comme la performance de « Leo », et ce monceau d’insultes pour un individu qui ne lâche pas le morceau. Ce loup qui vendrait de la fourrure à un…félin. Les années passent et pourtant, Di Caprio se « pharrellise ». Conserve cette espèce de jeunesse. Sans parler de l’intensité qui jaillit de ses rôles. Comme dans Blood Diamond où il se met la peau d’un homme en quête d’identité. Une fragilité presque poétique. Comme un homme de lettres face à sa feuille, la nuit tombée.   Dimanche soir, quand on citera les nominés, les cheveux gominés, le beau costume enfilé, l’interprète de The Great Gatsby pensera à cette cheminée. Où la poussière grisâtre se raréfie, ces jours-ci. Surtout après le Golden Globe – le second de sa carrière – obtenu pour ce rôle. Un « petit » trophée, en attendant le grand...?  



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