SOYONS FOULOSOPHES !

09 - 12 - 2013 | Chon Crick

Ca y est ! Nous sommes en Décembre. Quand vient le dernier mois de l’année, nombreux sont ceux qui les premiers font programme sur programme, plan sur plan. Selon la légende, ce ne sont pas trente et un jour qui le composent mais soixante-deux. Décembre compte double, donc.   Chaque année, ce sont les mêmes chants de réjouissance (extrême), d’enthousiasme qui résonnent, un peu partout. Aussi doux que des mots susurrés dans le creux de l’oreille. Les fausses notes elles apparaissent au moment de la douloureuse – ou l’addition si vous préférez. Le moment où il est temps de passer à la caisse. Le réveil est souvent difficile. Alors, si pour une fois, nous ne faisions pas la fête ? Oui, nous savons. Ca peut paraître fou, insensé, voire utopique. Mais, et si exceptionnellement, nous n’en faisions pas des tonnes ? Et si, à titre d’essai, nous essayions de ne pas être ensevelis sous le poids des dettes contractées pour revêtir à une seule reprise des tenues de fête ? Et si…Soyons fous ! Soyons foulosophes ! Issue de la contraction des mots « folie » et « philosophie », le terme foulosophie est une science inexacte qui se situe quelque part entre la folie douce et la philosophie. C’est une association entre deux états dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils sont différents. Le premier renvoie à une perte de la capacité à raisonner, à bâtir/établir des raisonnements cohérents tandis que le second désigne au contraire une tendance à expliquer des concepts flous tels la place de l’homme dans l’univers, le bonheur par des mécanismes de pensées. 
En d’autres termes, là où le fou trépasse, le philosophe-lui passe. De même, la foulosophie si elle existait se caractériserait par une capacité à entreprendre des choses insensées en s’appuyant sur de solides raisons. En l’espèce, il s’agirait de renoncer à célébrer outre mesure la fin de l’année alors même que c’est un sport national. Une compétition où  l’essentiel est bien de participer. Et si nous ne participions que modérément à cette cacophonie ambiante, où bouteilles et verres s’entrechoquent ? Et si nous pensions au lendemain afin de ne pas comme on le dit « faire demi-figure » ? Et si au lieu de penser à notre bien-être, nous pensions à celui des autres ? Les moins bien lotis qui n’ont pas forcément les moyens de passer de chaleureuses fêtes. Sans toutefois aller jusqu’à jouer les Abbé Pierre  ou  Mère Theresa. 

Soyons foulosophes mais réalistes ! Il s’agit simplement de tendre la main à quelqu’un qui plonge un peu trop souvent la sienne dans des poches vides. Les moyens d’action sont laissés à l’appréciation souveraine de chacun. Par ailleurs, la fin de l’année rime, coïncide avec assainissement des comptes. Qu’ils soient amicaux ou amoureux. On se rapproche de ceux qu’on avait perdus de vue. On se rabiboche avec ceux à qui on adressait plus la parole. En un mot, on essaie de se « délester » de toutes les rancœurs et autres contrariétés qui se sont transformées au fil des mois en kilos superflus. 

Alors, si après vous souhaitez embarquer à bord du vol « NY 2014 », affrété par « Air Chronos », du nom du Dieu grec du temps, passez par Amsterdam. Vous pourriez dormir à l’Hôtel de Filosoof. Oui, ça existe bien. En plein centre-ville, sans publicité aucune. C’est un endroit réputé parce que fréquenté par de grands esprits ! De vrais foulosophes ! Dans le cas contraire, vous pouvez opter pour le délestage actif. Pas celui imposé par les coupures de courant intempestives. Ce serait un moyen de redonner en quelque sorte un sens à cette période où on consomme parfois sans compter. Où le caractère commercial est omniprésent. Faisons en sorte que les quelques jours à venir soient agréables. Sans toutefois abuser de la « poudre de perlimpinpin » qui siège souvent en bonne place sur les tables, faisant des convives des ambassadeurs de trop bonne volonté. Soyons foulosophes et passons du temps de qualité, quality time - comme le disent souvent les adeptes des réseaux sociaux ou les férus d’anglicisme - avec nos proches. Ceux qui nous aident vaille que vaille à convertir nos difficultés en opportunités. Ceux dont le souffle nous réchauffe le corps et l’esprit. Car la fin de l’année nous rappelle parfois cruellement tous ces visages devenus des mirages. Epoux, épouses, fils, filles, etc. Toutes ces personnes dont les sièges sont atrocement vides. Prenons le temps d’amasser notre stock de bons et beaux moments ou BBM. Ainsi, lorsque la fin de la séance sonnera, nous ne soyons pas pris au dépourvu. Soyons fous, soyons foulosophes !



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