JANVIER, MAIS QUI ES-TU ?

16 - 01 - 2014 | Chon Crick

Trois semaines. Voilà trois semaines qu’un individu se promène dans les rues d’ici et d’ailleurs, diffusant au passage un parfum affreux qui fleure bon la mélancolieCe personnage souvent vêtu de couleurs sombres comme pour mieux diffuser la grisaille répond au nom de Janvier. Mais, qui est-il ?

EH JANVIER !
« C’est quelqu’un on connaît pas qu’on appelle eh ! » a-t-on pour habitude de dire au « pays de Drogba ». Ici, les expressions font mouche comme le jeu  de tête du buteur ivoirien. Cette formule familière met en lumière l’onomatopée « eh », qu’on utilise pour interpeller quelqu’un dont l’identité nous échappe. Elle peut aussi être utilisée pour passer une commande : « Eh toi-là, viens ici ! ». Manières peu élégantes d’habiller ses mots, sur un sol fertile pour la « culture du beau ».
Alors, quand endimanché le premier mois de l’année pointe son bout du nez, nous avons juste envie de crier haut et fort : « Eh (Janvier) ! ». Histoire de l’appeler, sans le montrer du doigt, mais aussi et surtout de lui signifier notre mécontentement. On fait grise mine. Mais au fait qui est-il ? Qui est ce « vilain mois » qui nous fait passer de l’euphorie à la nostalgie ?

MIROIR, MIROIR, DIS-MOI QUI EST LE PLUS BEAU
Si le mois de janvier était une personne, il serait un mannequin. 
Vêtu de ses beaux vêtements, ceux dont l’achat aurait en partie été financé par la « tempête Noël(le) », la tête haute, le buste droit et la démarche aérienne, il viendrait nous narguer. Nous montrer que, contrairement à une majeure partie de la population, lui il n’a pas forcément besoin de sortir la calculatrice. 

Ce « petit prétentieux » qui arbore un sourire en  permanence est au-dessus de ça. 

Si le mois de janvier était un objet, il serait un miroir.
Objet de grande taille mais pas de toutes les convoitises. Un ami qui en nous montrant notre visage fermé, notre sourire forcé, ne nous veut pas de bien. Et il a trente et une façons de nous le faire savoir. Si le mois de janvier était un verbe, ce serait condamner. Coupables d’avoir parfois trop célébré la fin de l’année. 

Poètes aux verres pleins de la fable Éléphant et Le Margouillat. Celle où le premier, animal majestueux, raconte ses excès à cet animal qui hoche constamment la tête. Avec une régularité agaçante. C’est à peu de choses près ce qui se passe quand nous confessons nos virées et nos problèmes d’argenterie à nos amis. Ils ne disent mot. Parce qu’eux-mêmes en ont plein les…maux. Tout ceci est une piqûre de rappel de ce camarade de classe qui se rappelle à notre bon souvenir en nous faisant « souffrir ». Dommage qu’il se donne autant de mal pour que nous mauvais élèves retenions la leçon…

Dans ces rues, ces lieux d’habitation, où dans un silence religieux, les gens vaquent à leurs occupations, lui seul à la (bonne) parole. Plus pour très longtemps. Bientôt, Janvier le moine repartira dans son mont-à-se-taire.    



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