LES JOLIS COUPS DE KROOS

18 - 04 - 2017 | Chon Crick

Tapi dans l’ombre, caché derrière son ordinateur qui fait écran, l’amoureux transi suit les moindres faits & gestes de son crush – cette (jeune) femme pour qui il a le béguin – sur Facebook, Instagram, WhatsApp, SnapChat, Twitter. Il l’épie, la guette, l’observe, attendant patiemment qu’une fenêtre de tir s’ouvre. Pour ce match retour face au Bayern défait (2-1) à l’aller, Toni Kroos, lui, n’a pas besoin de préparation méticuleuse pour toucher sa cible. Il lui suffit de crayonner une trajectoire courbe : un joli coup de Kroos.

2014, L’ANNÉE DE SON ANNÉE
C’est à la Coupe du Monde 2014 que Toni est devenu Kroos : ce milieu-de –terrain-presque-parfait. Sur le sol brésilien, les oreilles des fans, forées par les louanges sur ce joueur élégant et adroit, n’ont cessé de bourdonner tant il fut ébouriffant de simplicité. Comme ce 8 juillet où ses coéquipiers et lui marchèrent sur le Brésil : 7-1 !
Ce soir-là, l’Allemand délivre une passe décisive, inscrit un doublé et surtout dégoutte de sueur et d’aisance. Quelques jours plus tard, le milieu offensif devient champion du monde et rejoint dans la foulée le Real Madrid.
« Point final au Mondial, de la meilleure des manières possibles. Maintenant, je vais jouer au Real Madrid. Mes deux rêves se sont réalisés », explique-t-il alors pour annoncer son départ du Bayern. Á Munich, le natif de Greifswald – petite ville du Nord de l’Allemagne - aura passé huit longues années, entre début fracassants (à l’âge de 17 ans) et transformation tactique : passant progressivement de meneur de jeu à meneur reculé.

LOIN DES BUTS, PRÈS DES YEUX
Lorsque le néo-champion du monde arrive au sein de la Maison Blanche, noire de stars (Bale, Benzema, Cristiano, etc), l’habile meneur est placé devant la défense pour combler le départ-surprise de Xabi « Brain » Alonso parti dicter la cadence au…Bayern.
Nuit et jour, à l’extérieur comme au Santiago Bernabeu, aux côtés de Lukas Modric, la nouvelle sentinelle madrilène intercepte, harcèle, passe et parfois même marque comme cet enroulé du droit face au Rayo VallecanoMais à le voir courir et tenter d’organiser le jeu, depuis sa défense, les lèvres tremblent, les yeux se mouillent, les genoux flageolent. La peine est proportionnelle à son talent : immense ! Il a beau être loin des buts adverses, il n’en reste pas moins près des yeux, de par sa capacité à jouer juste. 

Il faudra attendre la saison 2015-2016 et le milieu défensif Casemiro, d’abord utilisé par ses entraîneurs Bénitez puis Zidane, pour le voir évoluer plus haut : en milieu relayeur.
Malgré ce repositionnement tactique, l’homme aux chaussures blanches n’a pas changé ou presque.

QUI VEUT ALLER LOIN, TRAÎNE DES PIEDS

La mèche qui ornait son front a disparu, remplacée par des cheveux légèrement hérissés, l’avant-bras gauche est recouvert d’un tatouage, mais son visage glabre n’a pas bougé d’un poil.
Et, toujours ce bras gauche collé au corps, ce buste droit, ce regard lointain, et cet air détendu, mélange entre flegme et arrogance, dont il ne se sépare jamais.
« J’ai toujours eu pleinement confiance en mes propres capacités, dans toutes les situations […] Et je suis quelqu’un qui sait qu’il y a des choses beaucoup plus importantes dans le monde que le football », a-t-il expliqué au micro de FIFA TV.

Sûr de sa force, l’Allemand a le tic de ces joueurs (très) sûrs techniquement : il ne pose jamais le regard sur le ballon. Lorsqu’il le reçoit, il le contrôle délicatement, lève la tête, anticipe l’appel de Bale ou de Carvajal, qui déboulent dans le couloir droit, avant de balancer une longue transversale millimétrée qui termine sa course dans leurs pieds, Sans élan, ni course. Parce qu’il sait que pour aller loin, il faut traîner des pieds.
Quand ce n’est pas dans les pieds, c’est sur la tête de Ramos, qui se met souvent en 4 pour sauver le Real à la dernière minute, que le ballon atterri. Comme ce fut le cas au match aller mais le but fut refusé pour un hors-jeu.
Ne lui reste plus qu’à avoir autant d’influence qu’avec la Manschaft, où il a brillamment dirigé la manœuvre - à l’Euro 2016 - placé devant la…défense.

Ce soir devant la télévision, cet écran plat, et ce Real Madrid – Bayern Munich, l’amoureux transi devenu supporter hardi n’aura d’yeux que pour Toni Kroos, tireur d’élite.



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