RÉTRO : LUKE, LION EN CAGE

23 - 12 - 2016 | Chon Crick

[Article certifié sans spoil ou presque !]

DU BALAI !

C’est chez Pop’s, salon de coiffure pour hommes où le port du gilet pare-blagues est obligatoire, que Luke Cage travaille. Technicien de surface la journée, barmaid au Harlem’s Paradise la nuit, le grand gaillard chauve rase les murs parce qu’accusé à tort de meurtre. Mais derrière ces airs de Monsieur Tout le Monde, se cache un super héros à la peau impénétrable. Touché par un drame, l’homme en cavale décide de ne plus se terrer et part chasser ceux qui détruisent sa ville: Harlem.

HARLEM WORLD

Crâne luisant, petit bouc pour entretenir un léger suspense sur sa pilosité, gros bras qui manquent d’exploser ses tee-shirts, Luke Cage – joué par Mike Colter – est envahi par les flash-back et les doutes.
Ceux que Pop, ancien gangsta devenu propriétaire du barbershop, le pousse à oublier avec sa voix qui diffuse humour et conseils.
Mais, le mystérieux serveur attise la curiosité surtout celle de  Misty, téméraire détective aux cheveux bouclés. D’ailleurs, elle n’est pas la seule qu’il intrigue.
Sculpté dans de sombres costumes trois pièces, l’élégant malfrat Cottonmouth sous-estime ce « négro qui a plus de travail qu’un jamaïcain ! ». Cottomouh - aka Remy Danton d’House Of Cards – fait partie de ceux que le new sheriff in town affronte.
Une conseillère municipale véreuse qui refuse la gentrification d’Harlem, un sosie non officiel de Ray Charles avec ses lunettes noires et un gros bras toujours bien habillé qui ne rêve que de vengeance.
   
L’HABIT NE FAIT PAS LE MOINE
Rongé par le passé, le bonhomme, qui a hérité de ses supers-pouvoirs en prison, n’a absolument rien d’un super-héros ! Le ton monotone qu’il emploie renforce cette impression. Mais l’habit ne fait pas le moine surtout chez lui.
Certes, la capuche qu’il porte lui permet de se fondre dans la masse mais rappelle instinctivement celle de Trayvon Martin. La mort de cet adolescent noir-américain, tué parce qu’il en portait une, avait suscité de vives réactions.
« C’est un hommage à Trayvon, sans doute aucun ! », avait notamment déclaré Mike Colter au Huffington Post.

Dans une Amérique où les actes racistes se sont multipliés, après l’élection de Donald Trump, voir un black hero à l’épreuve des balles revêt un sens particulier. L’écho des balles qui se tordent sur son corps résonne autant que celui des voix qui crient : « Black Lives Matter ». La vie des Noirs compte, en VF.
Celle de Luke Cage a démarré en 1972, chez Marvel, avant que Cheo Hodari Coker ne le porte à l’écran.
C’est avec la musique que cet ancien journaliste hip-hop réussit à construire l’un des points forts de ce TV show : être à la fois dans le passé et le présent !
 
LES ÂMES PERDUES ÉCOUTENT LA SOUL
Les âmes perdues, entre les tables du Harlem’s Paradise, écoutent en live Raphael Saadiq, Faith Evans, Jidenna, etc. Remonter le temps, à travers les sons d’hier et d’aujourd’hui, est alors chose aisée. 

Que ce soit dans le bureau de Cottonmouth où trône un imposant portrait de Biggie, avec ou sans guests, la musique hip-hop/soul/funk omniprésente colle parfaitement à l’univers sombre de Marvel.
Les héros marveliens ont ceci d’ordinaire qu’ils combattent leurs démons au vu et au sus de tous. Même avec un masque.
Ainsi, l’avocat aveugle Daredevil se bat contre lui-même pour rester coûte que coûte dans le droit chemin. Jessica Jones, l’ex petite-amie de Cage avec qui il passé une saison à courir après son amant manipulateur, noie son traumatisme dans l’alcool. Luke cache la poussière sous le tapis, avec son balai, jusqu’au jour où il décide de sortir de sa cage.

[Alerte spoiler !] L’affrontement final entre Luke « Bulletproof » Cage et son frère ennemi, maintes fois interrompu, arrive trop tard : au bout du treizième et dernier épisode ! Seul bémol d’une série avec laquelle tuer le temps est une partie de plaisir.



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