JE POSTE DONC JE SUIS

05 - 10 - 2016 | Donna Keating

Il est facile d’écrire, d’ailleurs nous écrivons tous ! La preuve. Il suffit d’aligner quelques mots l’un à la suite de l’autre pour obtenir une phrase.
Cette capacité à  coucher des mots procure à certains l’envie ou plutôt l’inspiration nécessaire pour s’ériger en «posteurs compulsifs». Présentation.
 
FAISEURS DU NET
Loin de l’agitation frénétique de Facebook, l’on préfère aujourd’hui créer son espace personnel où l’on pourra parler de tout et de rien. Actualités, mode, beauté, littérature, cuisine, culture, technologie, humour, sexualité…bref tous les sujets y passent. L’on écrit pour critiquer, commenter, donner son avis, partager, décrire.
Les touches du clavier résonnent sous les doigts agiles de ces néo-écrivains afin de noircir les pages de leurs journaux de bord. Journaux de bord qui très vite prennent l’aspect de journaux intimes, tant la vie de l’intéressé(e) est relatée dans tous ses aspects. Événement, informations, sortie ciné ou gadget technologique, rien ne passe sans qu’un décryptage en long et en large ne soit fait par ceux-ci !
Notre société est aujourd’hui rythmée par les posts de ces «faiseurs du net».
Un ordinateur ou un smartphone, une connexion internet et une capacité à être partout à la fois en même temps suffisent pour avoir de la voix. Apparemment le don d’ubiquité est livré avec la connexion internet quand on décide d’être blogueur.
Accrochés à leurs smartphones, outils de prédilection du nomophobe, ce que leurs «yeux d’y voient rien» voient leurs doigts le retranscrivent aussi rapidement que possible. Il ne faut pas perdre de temps dans ce monde où ta notoriété dépend de ta rapidité de réaction.
Même Lucky Luke passerait pour un escargot !
 
SE FAIRE CONNAÎTRE Á TOUT PRIX
Pas besoin de beaucoup pour satisfaire  les  «followers». L’on écrit de manière simple et légère afin de se faire comprendre facilement. D’ailleurs, l’utilisation excessive des images comble parfaitement le vide laissé par les mots que l’on n’utilise pas.
Une écriture accessible à tous, moins de mille mots, c’est assez pour satisfaire l’appétit peu vorace des lecteurs. «Less is more», moins l’on en fait et mieux c’est !
Après tout dans la majorité des cas, l’objectif ce n’est pas de se faire connaître pour ses envolées lyriques, à la manière de Molière, mais plutôt de créer un engouement pour les activités que l’on mène et accroître sa côte de popularité.  En gros, ce n’est pas la qualité de l’écriture qui compte mais plutôt la quantité de posts.
Popularité rime avec présence exagérée sur les réseaux sociaux.
Plus je poste, plus j’existe.
Dans cette toile tissée autour de nous où un rien permet d’accroître sa notoriété, tout le monde a son mot à dire. Certains le font de manière très efficace, tandis que d’autres le font … pour le faire.

LE BLOG, SYNONYME D’INFLUENCE
«Il suffit de tenir un blog pour avoir de l’influence», a-t-on-entendu. La notoriété et l’influence se mesurent maintenant au nombre de «followers», de «j’aime» et de visites sur les pages.
Plus je possède de comptes sur les réseaux sociaux, mieux j’ai de chance de me faire voir.
Plus j’ai de suiveurs, plus j’existe.
A tel point qu’aujourd’hui l’on ne parle plus de blogueurs mais «d’influenceurs».
L’on influence qui ? L’on influence comment ? Tant de questions qui peuvent traverser l’esprit lorsque l’on entend cette expression pour la première fois. Cette influence à qui profite-t-elle réellement quand on sait aujourd’hui que de nombreuses marques se servent des influenceurs pour assurer le placement de leurs produits. 
Finalement est-ce l’amour de l’écriture ou plutôt la recherche de notoriété qui pousse à tenir un blog ?
 
COMPLÉMENT D’OBJET INUTILE
Il est important de retenir deux choses. La première c’est que l’on ne se lance pas dans quelque chose juste parce qu’il s’agit de la tendance du moment. Malheureusement, ce caractère feu de paille est bien trop souvent exploité. Untel tient un blog cela ne doit donc pas être très compliqué à faire, pourquoi moi aussi je n’en ferai pas autant ? Sauf qu’écrire est une chose, mais bien le faire en est une autre. 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser il ne suffit pas de savoir construire une phrase correcte c’est-à-dire sujet, verbe, complément pour croire que l’on sait écrire. Cela va bien au-delà. Certains se sont lancés dans l’aventure du « blogging » par amour pour l’écriture ou des sujets qu’ils y traitent mais, d’autres au contraire ont plus été attirés par le côté «m’as-tu vu». Malheureusement ceux-là sont bien plus nombreux que les passionnés.
Pour finir, retiens également qu’être blogueur n’est pas synonyme d’être journaliste.
Même s’il peut exister des complémentarités entre les deux, la barrière qui les sépare est largement plus épaisse que cela. Tout le monde peut être blogueur sauf que n’est pas journaliste qui veut. Le journaliste en tant que professionnel a appris à écrire tandis que le blogueur lui passionné d’une thématique apprend à écrire. Comme le nez sur le visage, la différence entre les deux est tout de suite perceptible. Il serait bien trop facile de s’ériger en quelque chose que l’on n’est pas sous prétexte que l’on écrit, à cette allure l’on sera sûrement tous journalistes alors.  
Si pour être il est nécessaire de poster, alors mieux vaut être de la plus belle des manières qu’il soit, c’est-à-dire en ayant un minimum de respect pour ce qu’on fait quand on décide de le faire. Il ne faut pas le faire en étant en recherche permanente de buzz. Je poste mais je ne suis pas (la tendance) !    



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