MICHAEL JORDAN : CELUI À QUI ON VOULAIT (TOUS) RESSEMBLER

16 - 10 - 2013 | Chon Crick

Oui, c’est vrai, nous sommes de grands fans de football ! Nous suivons régulièrement les rencontres et surtout nous aimons faire partager cette passion à travers nos articles. Comme la plupart des supporters, nous avons attrapé le virus foot très tôt. Ainsi, nous jouions sur gazon, le goudron en imitant Benjamin et son tir de l’aigle (Nous l’avons tous fait) ou encore Ronaldo « Il Fenomeno » et ses passements de jambes. Mais, ce ne sont les seuls à qui nous essayions de ressembler. Michael Jordan en faisait partie.
Michael Jordan, MJ, Sa Majesté, The Greatest Of All Time ou G.O.A.T, ce sont là quelques uns des surnoms de celui qui a fêté cette année ses cinquante ans. Tout ça ne nous rajeunit pas. Pas le moins du monde.
NBA ACTION
Notre béguin pour l’ancien numéro 23 des Bulls remonte à l’adolescence. Nous étions encore tout jeune quand il sévissait les parquets. À cette époque, la chaîne cryptée diffusait le samedi matin une émission consacrée à la NBA : NBA Action. Nous aimions Jordan et sa façon si particulière de se faufiler entre les défenses. Que c’était bon de le voir mettre littéralement dans le vent tous ces joueurs  avant d’inscrire un panier !
Ces paniers sortis de nulle part, ceux où il changeait de main au dernier moment et qui étaient généralement suivis d’un «  What a play by Michael Jordan ! ». Sans oublier les dunks qu’il a claqués sur de redoutables pivots tels que Dikembe Mutombo, Patrick Ewing, etc. Encore moins les duels âpres qu’il a livrés face à des défenseurs aussi teigneux que John Starks, Gary Payton, etc. Nous pourrions continuer ainsi à relater les faits saillants de ce joueur phénoménal, mais nous serions vite ensevelis sous les souvenirs. Plus que ses talents de funambule, ce compétiteur hors pair nous impressionnait parce qu’il jouait sur le parquet avec la rage de vaincre chevillée au corps. Et c’est peut-être pour ça, pour cette propension à repousser la défaite coûte que coûte que nous étions nombreux à l’imiter. C’était à qui allait être le plus créatif dans sa gestuelle, qui allait sortir la feinte, se rapprocher un tant soit peu du maître. Mais généralement, nos tentatives échouaient et nous finissions souvent à l’infirmerie.
Pour la petite histoire, un des membres de notre équipe s’est foulé la cheville en voulant dribbler « comme Michael Jordan ». Résultat : entorse de la cheville. Mais son amour pour l’arrière des Bulls n’a pas diminué d’un pouce. Bien au contraire.
JORDAN AUX PIEDS
À cette période, il était également difficile de ne pas céder à la tentation des Jordan (Aujourd’hui encore, elles ont du succès). 

Ces chaussures à l’effigie du joueur qui sortaient régulièrement et qui donnaient de l’assurance à n’importe quel adolescent boutonneux. C’était une autre époque, celle de l’insouciance, des après-midis passés à l’extérieur et non à l’intérieur les yeux rivés sur un ordinateur à scruter les faits et gestes des autres.
Certes, nous n’étions pas des MJ, mais nous étions heureux de pouvoir le croire, ne serait-ce qu’un instant quand nous parvenions enfin à réussir une tentative. Après quoi, nous étions faussement désolés – un peu comme lui – d’avoir réussi un beau mouvement.
MICHAEL «LEGEND» JORDAN
Si nous avions à retenir deux actions parmi toutes celles qui ornent le parcours de cet homme aux six titres de champion NBA, nous choisirions les deux suivantes :
Ce dunk pendant le Slam Contest de 1988. Jordan qui remporta ce concours face à son grand rival Dominique Wilkins décolle depuis la ligne des lancers-francs. L’espace de quelques secondes, il défie les lois de la gravité et…vole vers le panier. Aujourd’hui encore, ce coup d’éclat reste un des plus beaux moments de l’histoire du sport.
Seconde action, le panier de la victoire face aux Utah Jazz de Karl Malone et John Stockton. C’est le sixième match, l’avant-dernier de la série. Il reste quelques secondes à jouer. C’est l’arrière Byron Russell qui défend sur un Jordan affaibli. 

En effet, le leader des Bulls sort d’une terrible grippe qui malgré tout ne l’a pas empêché lors du match précédent d’inscrire 38 points. Il n’est donc pas au top de sa forme. Et pourtant, il élimine son vis-à-vis qui aurait du bénéficier d’une faute, s’élève droit dans les airs comme un  « i » avant d’inscrire le panier. Il reste un peu plus de cinq secondes à jouer.
Les Bulls sont champions. Michael Jordan qui obtient le titre de MVP vient de s’offrir une nouvelle bague, la 6ème du genre. Pour sa dernière action avant sa retraite dont il sortira quelques années plus tard (2001), MJ marque les esprits à tout jamais.  
Michael « Air » Jordan représente à nos yeux bien plus qu’un athlète, qu’une simple marque de chaussures – aussi confortables soient-elles. C’est une référence, un synonyme. Le synonyme d’une période aujourd’hui révolue où nous étions de jeunes garçons, émerveillés par les gestes d’un sportif hors norme.
Même si aujourd’hui les amateurs et les spécialistes du basket-ball tentent constamment d’établir une comparaison entre Sa Majesté et Lebron « The King » James, il n’en demeure pas moins qu’il n’y aura qu’un seul et unique roi. Celui à qui nous voulions ressembler.  



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