NORIMA RESTAURANT, UN ENDROIT CHALEUREUX

28 - 10 - 2012 | Chon Crick

Il y a quelques semaines de cela, nous avons eu le plaisir de nous rendre dans un de ces endroits d’Abidjan, où il est fait bon d’être : Norima Restaurant. Gros plan sur cet espace où l’accueil se conjugue au plus-que-parfait.     Accueil. Il existe mille et une façons de définir ce mot. La définition la plus connue, lorsqu’on parle d’accueil, est celle de la manière dont une personne est reçue. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que chez Norima Restaurant, le mot accueil prend tout son sens.   Dans une ville où le client n’est pas toujours roi, Norima a fait de la réception de ses clients un élément moteur de sa réussite. Ce restaurant qui est en passe de devenir un haut lieu de la gastronomie à Abidjan, se situe aux Deux-Plateaux Vallons, à quelques encablures de l’école Clairefontaine. Sorte de mini pôle d’attraction, les voitures s ‘entassent de part et d’autre de la rue sur laquelle Norima est située. Ce ballet incessant d’automobiles redonne en quelque sorte vie aux Vallons qui semblent avoir perdu leur éclat d’antan.   Lorsque vous arpentez les dalles qui mènent à cet établissement et que vous pénétrez dans son enceinte, la première chose qui frappe reste l’art et la manière avec lesquels on vous accueille. Vous êtes tout de suite pris en charge par la personne responsable de l’accueil, Chantal. Puis, une fois le hall d’entrée franchi, vous pénétrez dans le cœur de ce lieu chaleureux.   Il s’agit d’une pièce de plusieurs dizaines de mètres carrés. Bougies sur les tables. Décoration simple. Couleurs sobres. Rien de trop clinquant, en somme. Deux salles se jouxtent. La première communique directement avec le bar qui a ouvert le 20 Juin dernier. La seconde, à l’ambiance moins festive convient à ceux qui souhaiteraient dîner calmement, à l’abri du bruit immédiat par exemple. Les hôtes et les hôtesses se dirigent vers vous avec empressement, quand ce n’est pas l’un des jeunes propriétaires qui le fait. Frank Anet et sa compagne Christelle Vougo sont les « heureux parents » du Norima Restaurant.   Nous avons eu l’occasion d’échanger quelques mots avec eux et ce qui ressort de cet échange, c’est cette passion qui est littéralement chevillée à leur corps. Après quelques échanges d’amabilités, nous entrons dans le vif du sujet. D’un tempérament communicatif, le couple nous met d’emblée à notre aise. « N’hésite pas à nous poser toutes tes questions », nous lance d’un ton joyeux Frank Anet. Ce jeune homme d’une trentaine d’années est un restaurateur qui a débuté sa carrière, il y a de cela une douzaine d’années. Il a notamment exercé ses premiers pas au Watta, un hôtel situé à Abidjan, Plateau. C’est toutefois aux Etats-Unis, dans le pays de l’Oncle Sam, que sa compagne et lui ont emmagasiné de l’expérience. Ils ont notamment travaillé dans le restaurant The Avenue, à Atlanta pendant cinq ans. Puis chez Violette Restaurant, dans un charmant cadre français, où ils ont eu le…déclic. Dans cette atmosphère décontractée, ils ont pu se rendre compte qu’il était possible de concilier simplicité et efficacité. Et depuis cette période qui n’aura duré que quelques mois, le couple a posé ses valises à Abidjan, la Perle des Lagunes.   « Faire découvrir une nouvelle culture », voici l’argument qu’ils avancent lorsque nous leur demandons la raison qui les a amené à revenir aux sources. Ils ajoutent aussi qu’ils avaient envie d’allier ambiance décontractée et nourriture de qualité. Pari réussi ! Ouvert depuis le 8 Juillet 2011, Norima propose à sa clientèle des mets américains comme les hamburgers sur lesquels nous reviendrons plus tard. Rien de nouveau, direz-vous. 

Sauf que là où les autres font preuve d’amateurisme (plats peu savoureux, service déplorable), Norima fait preuve d’un professionnalisme certain. Les propriétaires sont à la tête d’une équipe d’une vingtaine de personnes qui adhèrent pleinement à ce mode de fonctionnement, où la notion de plaisir est importante. Lorsque nous demandons au chef Christelle Vougo de nous expliquer comment elle prépare ses plats, elle nous révèle quelques détails. Premièrement, le choix minutieux des ingrédients. Elle utilise souvent des poivrons pour ses plats. « Je prends des poivrons rouges qui coûtent 3800FCFA/kg, au lieu des verts qui coûtent moins chers ». Cela peut sembler anodin, mais ce sont souvent ces petits riens qui font la différence. Ceux qui suscitent en vous une explosion de saveurs à la première bouchée. « Faire en sorte que le plat soit bon », tel est le leitmotiv de cette autodidacte qui ne cesse quasiment jamais de penser à ses recettes. Elle fait elle-même cette mayonnaise fumée qui accompagne le Norima Burger. En outre, elle a recours aux services d’un boucher qui lui sélectionne les meilleures pièces de viande pour ses créations. Cette viande qui fond presque dans la bouche. Tous ces éléments illustrent bien l’idée selon laquelle chez Norima, l’enjeu c’est le client. Pourvu que celui-ci soit satisfait…   En ce qui concerne les plats eux-mêmes, il en existe plusieurs tous plus alléchants les uns que les autres, mais c’est sûr les hamburgers que nos yeux gourmands se sont posés. Comptez 6.000 francs FCFA pour le Cheese Burger, par exemple.   Lorsque vous finissez par choisir un de ces mets, il ne faut pas plus d’un quart d’heure pour qu’une assiette superbement présentée fasse son apparition devant vous. C’est bien simple, l’assiette se présente sous la forme suivante : des frites dorées dans une mini-friteuse, une petite salade légèrement assaisonnée et surtout un hamburger avec une viande tendre, cuite à votre convenance. 

Lorsque vos yeux entrent en contact avec ce plat, vous esquissez sans le savoir un sourire. Ce met se déguste, se savoure. Ni plus, ni moins. Lorsque vous finissez de manger ce plat, l’envie de rester encore quelques minutes, de prolonger ce bon moment ne sera jamais loin. Pour se faire, il y a un bar du Norima vers lequel vous pouvez vous tourner   Pour les plus curieux et les amateurs du dimanche en famille ou entre amis, il y a le brunch dominical de Norima. Plutôt que de rester enfermés le dimanche avec des enfants qui parfois ont du mal à régler leurs cordes vocales, venez prendre part au brunch de Norima où ils seront les bienvenus. Là encore, les menus sont alléchants et les prix raisonnables. Comptez 5000 francs FCFA pour le Chicken & Waffle Combo qui comprend notamment du poulet panné à l’Américaine, des gaufres, des œufs brouillés, des biscuits ou encore du pain de mie. Pour les amateurs de bacon et de pancakes, comptez 1000 francs CFA pour le supplément.   Si vous êtes davantage tentés par un verre, à la descente du bureau, c’est aussi possible. C’est à partir de 19 heures30 que l’endroit se remplit, les langues se délient et que les verres se vident. Le tout dans une ambiance chaleureuse.   L’entretien touche à sa fin lorsque nous demandons à Frank ce qu’il a ressenti face au succès immédiat qu’ils ont rencontré dans cette aventure. « Je suis vraiment content que ça marche », lance-t-il sans triomphalisme aucun, mais avec une réelle simplicité. Il est enthousiaste à l’aube de nouveaux projets qui se préparent. Une petite surprise se prépare pour les habitants des Deux-Plateaux qui souhaiteraient déguster des mets africains. Restez donc à l’écoute et surtout n’hésitez pas à venir dans cet endroit chaleureux où le client est véritablement roi.  



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