ÉJACULATION PRÉCOCE : QUAND LE MÂLE EST MIS A MAL

25 - 03 - 2012 | Yves Ali

Atyto et une femme, enfermés dans un endroit clos ou en plein air, chacun ses préférences. Des corps en ébullition, une tension qui prend l’ascenseur à mesure que les mains se baladent, que les caresses se font précises, que les souffles se raccourcissent, que les baisers s’approfondissent et que ces deux êtres se font prisonniers volontaires du désir.
L’instant fatidique approche, celui où atyto doit affirmer son « atytude » sexuelle. Elle n’en peut plus d’attendre, lui non plus. De lui dépendra grandement la suite des événements et il le sait. Il doit tenir les promesses faites par ses caresses…
 Atyto veut assurer. Atyto doit assurer. Atyto doit être atyto, même s’il commence à avoir des doutes au vu des sensations qu’il sent naître. C’est qu’il commence déjà à se sentir débordé, notre Rocco. Mais le moment est venu. Pas de temps pour la réflexion, quand faut y aller, faut y aller. Alors, atyto fait son entrée…

Quelques secondes plus tard (une ou deux minutes pour les plus chanceux et… les plus chanceuses), la symphonie qui s’annonçait grandiose par son prélude est déjà achevée, les premières notes à peine jouées. Une frustration plus ou moins dissimulée s’installe confortablement chez nos deux amants, avec en option : colère, impuissance, virilité écorchée. La liste n’est malheureusement pas exhaustive, la frustration offrant de nouvelles options plus importantes à mesure que l’incident se fait fréquent : disputes, infidélité ou même rupture dans certains cas extrêmes.
Dans ces cas-là, elle est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, l’argument supplémentaire. Juste une remarque au passage: oui, l’éjaculation précoce est bien l’une des nombreuses raisons inavouées du taux grandissant de l’infidélité féminine à Abidjan et ailleurs…
Dans une société où les femmes revendiquent de plus en plus leurs droits, et particulièrement leur droit légitime au plaisir, la virilité d’un homme se définit par son endurance au lit ou dans un autre endroit, encore une fois chacun ses préférences. Être un homme et un vrai aux yeux d’une femme, c’est entre autres et peut-être surtout être capable de lui donner du plaisir jusqu’à satisfaction. Mais l’une des conditions importantes de la satisfaction féminine dans un rapport sexuel classique, c’est la durée de l’acte. En cela l’éjaculation précoce est loin d’être une alliée pour l’homme. Tirer plus vite que son ombre, ce n’est pas une qualité dans tous les domaines…

L’éjaculation précoce n’est pas une maladie : d’un point de vue physiologique elle est le signe d’une bonne réaction à l’excitation sexuelle, donc d’une bonne santé. Et le plaisir féminin (tout comme le plaisir masculin) n’est pas limité à la seule pénétration du vagin par le pénis; il existe plusieurs façons différentes de l’atteindre au travers de stimulations sexuelles diverses. Mais ces vérités n’en effacent pas une autre, qui est bien plus concrète : un homme qui éjacule trop vite se laisse aller à son émotion et à ses sensations, et ce manque de maîtrise est loin de l’image de l’homme fort qui assure comme une bête en toute situation. Cet homme qui les fait toutes fantasmer… Les stéréotypes ont la peau dure, et dans certains cas il faut savoir faire avec. En un mot, Atyto, si tu as ce problème vaut mieux chercher à le résoudre.

COMMENT? 
Résoudre le problème de l’éjaculation précoce, c’est apprendre à contrôler son plaisir. Un éventail de techniques destinées à y aider existe, certaines donnant une satisfaction plutôt relative, d’autres ayant une efficacité plus largement reconnue par les spécialistes. 
Par exemple, l’effet « belle-mère » (dont chacun appréciera la pertinence du nom), technique largement répandue consistant à penser à une chose anti-érotique pour baisser l’excitation et retarder ainsi l’orgasme, parait peu efficace. 

D’abord à cause de la difficulté à la réaliser : en pleine action il n’est pas toujours aisé de focaliser son esprit sur la prestation de Pépé lors du dernier Real-Barça. Ensuite parce que atyto, même si tu y arrives, cette technique risque d’associer dans ton esprit l’acte sexuel à un travail laborieux à effectuer proprement. Exit le kif de l’instant, exit la partie de plaisir… Bien-sûr, cette technique a sûrement dû aider quelques-uns, qui en rendent un super témoignage. Mais son efficacité est très relative…
La masturbation est aussi citée comme arme de lutte contre l’éjaculation précoce. Se masturber en prévision de l’acte sexuel, comme Ben Stiller dans « Mary à tout prix », toujours dans le but de réduire l’excitation en « déchargeant le fusil »  de peur qu’un « coup incontrôlé» parte trop vite… Sauf que l’acte sexuel n’est pas toujours prévu, et cet exercice peut vite devenir lassant s’il est trop souvent répété. La masturbation ainsi utilisée ne peut être envisagée comme une solution durable à l’éjaculation précoce. Par contre, elle peut être utilisée comme un exercice permettant à l’individu d’apprendre à contrôler son plaisir (j’en vois certains se réjouir d’avoir enfin trouvé un prétexte…). Les spécialistes suggèrent de prendre l’habitude de marquer des temps d’arrêt lors de la masturbation pour repousser le moment de l’éjaculation. Lors du rapport sexuel, cela permettra de repérer plus vite les sensations qui annoncent l’orgasme. Et si l’habitude est vraiment acquise, l’individu a alors plus naturellement la force psychologique de s’arrêter ou de ralentir la cadence à ce moment-là. La difficulté de cette technique réside dans le fait qu’il reste difficile pour un homme d’envisager véritablement la masturbation comme un exercice… Mais cela n’est pas une difficulté insurmontable. 

Les spécialistes suggèrent également de varier les plaisirs et les positions, certaines positions favorisant davantage une éjaculation rapide que d’autres.
Dans la liste de ces positions qui mènent l’homme plus rapidement à l’orgasme, à l’éjaculation, figurent celles qui lui exigent le plus de tensions musculaires : le missionnaire, la levrette, leurs variantes et autres acrobaties figurant dans le Kama-Sutra. Ces positions doivent être gardées pour la fin de l’acte sexuel. Logiquement donc, les positions permettant à l’homme de mieux gérer son excitation et de mieux contrôler son plaisir sont celles qui provoquent le moins de tensions musculaires.  Elles sont mieux indiquées pour commencer l’acte sexuel.
La première est la position dite « d’Andromaque »: homme allongé sur le dos, femme assise sur lui de face, cuisses écartées enserrant le bassin de l’homme… L’homme ne doit pas faire de va-et-vient ni se redresser, à moins de vouloir lui-même atteindre l’orgasme plus rapidement.
Vient ensuite la position de « la cuillère » : les deux partenaires sont allongés sur le côté, l’homme derrière la femme. Position favorisant davantage la sensualité, elle est aussi calme et reposante.
Enfin « l’assise » (une variante de l’Andromaque : l’homme assis sur une chaise ou toute autre chose, la femme assise sur lui de face ou de dos), et « le mur » (les deux partenaires sont debout, la femme se calant face ou dos au mur, l’homme positionné derrière elle ou devant) sont aussi des positions favorisant un meilleur contrôle du plaisir pour l’homme.
Si ces différentes techniques ne marchent pas, il reste encore les préservatifs retardants (ils pensent à tout) ou encore la relaxation et le yoga…
Voilà atyto, tu as tous les choix sauf celui de ne rien faire. Le plaisir de ta partenaire est un droit pour elle et un devoir pour toi. Affirme ton « atytude »



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